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Est-ce que la réfutation publique du gouverneur sur les minbars a-t-elle été rapportée dans le Coran ou la Sunnah?
La réalité est que la réfutation publique du gouverneur est une chose nouvelle. Elle ne fait pas partie des fondements de la Sunnah, le Prophète ﷺ a dit : « Celui qui voit un dirigeant faire quelque chose faisant parti de la désobéissance à Allah, alors qu'il déteste ce qu'il fait, mais ne retire jamais sa main de son obéissance ». C’est ce qu’a dit le Prophète de la guidée ﷺ, donc les réfutations publiques ne sont pas permises sur les minbars. Etant donné que les résultats néfastes qui en résultent sont beaucoup plus importantes que ses bénéfices.
Le Prophète ﷺ a certes ordonné le conseil à la masse des musulmans ainsi qu’à ses élites, comme il est venu dans le hadith de Tamim ad-Daari – qu’Allah l’agrée -, le Prophète ﷺ a dit :
« La religion est le bon conseil. Nous dîmes : Envers qui ? Il dit : Allah, Son Livre, Son Messager, les gouverneurs musulmans, et la masse [des musulmans]. » [Muslim n° 55]
En revanche le bon conseil envers les gouverneurs musulmans, de quelle manière doit se faire-t-elle ? Il faut qu’elle se fasse en privé . Certes, Usama ibn Zayd – qu’Allah l’agrée – lorsqu’il lui a été dit s’il avait discuté à Othman – qu’Allah l’agrée -, il a répondu : « Vous croyez que je ne lui parle pas à moins que vous l’entendiez ? ». Ce qui signifie : je lui ai certes parlé en privé.
Donc la base dans la Sunnah est d’agir de cette manière, quant à celui qui s’arrête sur le minbar et dit : « Message destiné à tel roi, ou à tel ministre », ou bien sous d'autres formes, il est dans l’erreur. Pire, il lui ai obligatoire s’il voit une désobéissance à Allah de lui envoyer un conseil en privé. S’il l’accepte, qu’il loue Allah Le Tout-Puissant pour cela et s’il ne l’accepte pas, qu’il sache qu’il a été déchargé de sa responsabilité.
👤 Shaykh Yahya An-Najmi - رحمه الله -
📖 الفتاوى الجلية عن المناهج الدعوية
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